— Le Blog Prévention

2012, l’année de la lutte contre le mal-être au travail!

Selon un rapport de l’OCDE publié le 12 décembre 2011, les problèmes de santé mentale au travail (dépression, anxiété, stress…) sont en forte  augmentation. Ils touchent ainsi 20% des salariés au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Et nous dans tout ça ?

Notre pays n’échappe évidemment pas à ce constat. La situation devrait s’aggraver dans les années qui viennent avec la précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail. Et la crise économique que nous traversons n’est, sans doute, pas étrangère à cette envolée de la souffrance au travail. Elle n’en est, toutefois, ni un facteur causal, ni une variable-refuge pour toutes ces entreprises qui peinent à « protéger la santé physique et mentale des travailleurs », comme la loi l’exige, quand elles n’y renoncent pas tout court. Reste que, les droits individuels au bien-être au travail sont, aujourd’hui, fermement défendus par notre société. Des dérives en tout genre à l’origine d’accidents du travail ou de maladies professionnelles sont jugées et sanctionnées quotidiennement par nos tribunaux. Le stress, le harcèlement, la pénibilité physico-mentale, l’insécurité au travail, etc., ne sont éligibles pour aucun laisser-passer. Faut-il s’en plaindre, quand on sait les coûts directs et indirects générés par les accidents du travail et les maladies professionnelles pour les entreprises (majoration de cotisations, baisse de productivité, absentéisme, désinsertion professionnelle…) ?
Ou plutôt en déduire que la qualité de vie au travail n’a pas de prix même, et surtout, en temps de crise ? Inutile de dire que cette qualité de vie est un maillon-clé de la performance individuelle. D’un autre côté, à l’heure où l’âge de la retraite est relevé dans notre pays, il faut bien se rendre à l’évidence : la compétitivité et la stabilité d’une entreprise dépendent pour beaucoup de la longévité de ses salariés. Et cette longévité ne peut s’apprécier et s’obtenir que grâce à des actions de prévention continues ancrées dans le schéma de fonctionnement de l’entreprise. Il existe, aujourd’hui, des aides humaines internes et externes à l’entreprise (CHSCT, médecin du travail, agents de prévention de la sécurité sociale, IPRP, etc.) et des aides financières publiques (AFS, FACT…) accessibles aux employeurs pour parvenir à élaborer une véritable démarche sécuritaire adaptée à leur structure. Alors pourquoi s’en priver ? Quand on sait le gain substantiel que la santé au travail produit pour la survie de son entreprise. Pour cette année 2012, prenons le taureau par les cornes, adoptons le réflexe Prévention et luttons ensemble contre le mal-être au travail !

Albert DAVID

Auteur du Manuel de Référence – Prévention, Sécurité, Santé au Travail de A à Z ! (Nov. 2011)
www.lemanueldereference.com

 

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