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Nouveau rapport publié – L’explosion des TMS ne connait toujours pas de répit dans les entreprises françaises !

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont, aujourd’hui, à l’origine de 85,3% des maladies professionnelles en France (1ère cause de maladie professionnelle) selon le dernier bilan du Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT – 15 mai 2012).

Les derniers chiffres

Au total, les TMS – affections péri-articulaires (tableau n° 57), affections dues aux vibrations (tableau n°69), lésions chroniques du ménisque (tableau n°79) et lombalgies (tableaux n°97 et 98) – ont concerné 43 241 reconnaissances de maladies professionnelles en 2010, soit 85,3 % de l’ensemble des maladies professionnelles reconnues (+ 5,1 % par rapport à 2009).


De quoi s’agit-il ?

La majorité des actes de travail n’affecterait pas outre mesure la santé des travailleurs si ceux-ci n’étaient pas, notamment, soumis à des contraintes physiques et mentales élevées et inadaptées. Quand on ajoute à cela des facteurs biomécaniques tels que les mauvaises postures, les vibrations ou encore les efforts musculaires excessifs et répétitifs (manutention des charges, travail sur écran, travail en position maintenue…), la probabilité d’apparition d’affections diverses est sérieusement renforcée. Ces affections peuvent prendre la forme de troubles musculo-squelettiques (TMS) touchant les articulations, les tendons, les muscles et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Parmi les symptômes qui leur sont souvent associés : fourmillements et douleurs dans les mains (souvent la nuit) ; douleurs articulaires et tendineuses (coudes, épaules, dos, poignets…) ; perte de mobilité des bras (à l’extension et à la supination).

Comment peut-on combattre les TMS ?

Il revient à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les TMS et leurs conséquences sur les salariés et le travail (séquelles invalidantes, absentéisme, retards de production…). Parmi ces mesures, il doit :

– analyser et repenser les méthodes et conditions de travail en privilégiant les facteurs ergonomiques susceptibles de réduire la pénibilité et, quand cela est possible, l’automatisation des tâches au détriment des opérations manuelles ;

– évaluer et réduire les risques biomécaniques (la répétitivité, les efforts, les amplitudes articulaires) ;
– aménager les horaires de travail et faire respecter les temps de repos ;
– diminuer les sollicitations physiques excessives et répartir les tâches ;
– former et informer les travailleurs sur les gestes sûrs, la manipulation des outils de travail, la conduite ergonomique, etc.

Les travailleurs doivent, pour leur part, alterner les tâches, varier au maximum les gestes et les tâches et, corriger les postures et assises, entre autres.

 

Albert DAVID

Auteur du Manuel de Référence – Prévention, Sécurité, Santé au Travail de A à Z ! (Nov. 2011)
www.lemanueldereference.com

 

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