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L’évolution des travailleurs dans un environnement bruyant (engins de chantier, équipements de travail, call center…) constitue, aujourd’hui, un élément de préoccupation majeur pour les médecins du travail et autres préventeurs. Il faut dire qu’un risque d’atteintes auditives chez les travailleurs existe dès lors que ceux-ci  sont exposés à un niveau de bruit quotidien de 80 décibels.  Ces derniers peuvent d’ailleurs, conformément à la loi, bénéficier, dans ce cas, d’un examen audiométrique préventif. Au-delà de 85 décibels, une surveillance médicale renforcée peut même leur être accordée.
Et pour cause, les conséquences d’une exposition durable sont d’autant plus nocives qu’elles peuvent être à l’origine de désinsertion professionnelle. Selon une enquête IPSOS (janvier 2011), 71 % des gens travaillant sur un chantier de construction se disent gênés par le bruit. C’est aussi le cas de 51 % des personnes travaillant dans plate-forme téléphonique, entre autres exemples. De manière générale, le bruit au travail gêne 39 % des actifs en France. Parmi les séquelles généralement observées chez  les personnes exposées, on note :
– stress, anxiété, agressivité, troubles de sommeil… ;
– troubles de l’audition, surdité, hypertension artérielle, affections cardio-vasculaires… ;
– baisse de la performance individuelle, troubles de la concentration, conflits interpersonnels, absentéisme, etc.
●  Comment prévenir les risques ?

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La majorité des actes de travail n’affecterait pas outre mesure la santé des travailleurs si ceux-ci n’étaient pas, notamment, soumis à des contraintes physiques et mentales élevées et inadaptées. Quand on ajoute à cela des facteurs biomécaniques tels que les mauvaises postures, les vibrations ou encore les efforts musculaires excessifs et répétitifs (manutention des charges, travail sur écran, travail en position maintenue…), la probabilité d’apparition d’affections diverses est sérieusement renforcée. Ces affections peuvent prendre la forme de troubles musculo-squelettiques (TMS) touchant les articulations, les tendons, les muscles et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Parmi les symptômes qui leur sont souvent associés : fourmillements et douleurs dans les mains (souvent la nuit) ; douleurs articulaires et tendineuses (coudes, épaules, dos, poignets…) ; perte de mobilité des bras (à l’extension et à la supination). Les TMS sont, aujourd’hui, la première cause de maladie professionnelle en France (80% des maladies recensées ! – Statistiques 2011 Assurance Maladie/Risques professionnels).

●  Comment peut-on les combattre?

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Selon une étude de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA), plus d’un salarié européen sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Selon la même agence, « un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Le stress augmente ou diminue au fil des situations vécues négativement ou ressenties comme étant injustes. On l’associe, parfois, au burnout anglo-saxon, autrement dit à un épuisement progressif physique, mental et émotionnel de l’individu, auquel il contribue. Lorsqu’il découle de facteurs tenant à l’organisation du travail, à l’environnement de travail ou à une mauvaise communication dans l’entreprise, le stress peut conduire à des situations de harcèlement et de violence préjudiciable à la vie de groupe. Parmi les nombreuses atteintes associées qu’on lui associe, on note : maux de tête, fatigue générale, troubles de l’humeur, comportements à risques, addictions, anxiété, dépression…

Quelles solutions pour l’employeur ?

Il revient à l’employeur d’évaluer les risques résultant du stress et de corriger les situations et conditions de travail favorisant ou aggravant le phénomène, parmi lesquelles :

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La vague de suicides au travail sans précédent que nous avons connu ces derniers temps nous amène forcément à nous interroger sur la métamorphose que le monde du travail a opérée ces dernières années. L’ouverture de nouveaux marchés mondiaux plus propices à la concurrence, l’éclosion de nouvelles technologies, la surmédiatisation de tous ces « nouveaux riches » qui ont bâti des fortunes en surfant sur les rebonds historiques des marchés boursiers ou en profitant de l’envolée des prix de l’immobilier, etc. Tous ces symboles de « réussite en libre-service » ont forcément leur part de responsabilité dans la création de nouvelles grilles de performances, toujours plus exigeantes, dans nos entreprises. Les contraintes de travail ont connu une progression exponentielle dans les années 2000. Les exigences des donneurs d’ordre, couplées à des méthodes managériales sans concessions, ont manifestement pesé sur la santé physique et psychique des travailleurs. Le travail, autrefois, vecteur de santé et garant de la dignité humaine a été l’objet d’un avilissement durable…

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La plupart des incendies de forêt ont pour origine la malveillance humaine et sont, à ce titre, sévèrement réprimés par la loi. Néanmoins, les amateurs de promenade ou de pique-nique peuvent, par leur négligence, provoquer un départ de feu capable de prendre des proportions énormes s’il n’est pas pris en charge rapidement. Parmi les règles élémentaires à respecter et à diffuser autour de soi :

Respecter les endroits signalés et spécialement aménagés pour faire du feu (endroits dégagés et à distance des arbres).

Faire un feu de petite dimension et éviter de l’allumer par temps venteux.

Ne pas laisser traîner les braises incandescentes du barbecue (qu’on veillera à ne pas allumer avec de l’essence ou de l’alcool !).
Surveiller le feu minutieusement et en permanence.
Disposer d’eau et de moyens d’extinction appropriés en cas de besoin.
Éteindre le feu convenablement en l’arrosant abondamment et en brassant les braises pour favoriser la pénétration de l’eau.
S’assurer que le feu est complètement éteint avant de quitter les lieux.
Recouvrir les cendres de sable ou de terre.

Ne pas jeter sa cigarette dans la nature. Veiller à l’éteindre et à l’entreposer dans un sac prévu pour les déchets.

Les feux de broussailles et feux de poubelle sont à proscrire.

Si on ne peut venir à bout d’un feu naissant ou si on est témoin d’un feu de forêt :

Alerter immédiatement les secours.

Ne pas s’approcher de la zone en feu ; on peut être rapidement pris au piège par les flammes !

Si on est au cœur d’un incendie :

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