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La survenue d’un malaise pendant une activité professionnelle peut avoir, selon sa nature, de sérieuses conséquences pour la victime (travail en hauteur, conduite…) et pour ses collègues. En période de forte chaleur notamment, ce risque mérite la plus grande attention.

De quoi s’agit-il ?
Une victime de malaise est quelqu’un qui se plaint d’une sensation pénible (« elle dit ne pas se sentir bien », « elle est mal à l’aise »…) ou qui présente des signes anormaux visibles. Cet état peut être fugace ou durable et/ou de survenue brutale ou progressive. Le trouble provoqué est tel que la victime, ou son entourage, ressent très souvent le besoin de demander une assistance. Le malaise peut être le signe d’une maladie qui survient suite à une défaillance, temporaire ou durable, d’une partie de l’organisme.  Il ne provoque pas de détresse vitale d’emblée mais peut toutefois s’aggraver.

Comment réagir ?
Quelque soient les circonstances  de découverte, il conviendra une fois décelé le malaise d’agir avec méthode et rapidité pour demander, autant que de besoin, un avis médical.
La conduite à tenir doit être la suivante :

 Identifier la notion de malaise :

  1. Identifier l’environnement ; tout risque de sur accident doit conduire à des mesures immédiate de protection.
  2. Apprécier le contexte de survenue (lors d’un effort, au repos, après un traumatisme…).
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Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont, aujourd’hui, à l’origine de 85,3% des maladies professionnelles en France (1ère cause de maladie professionnelle) selon le dernier bilan du Conseil d’orientation sur les conditions de travail (COCT – 15 mai 2012).

Les derniers chiffres

Au total, les TMS – affections péri-articulaires (tableau n° 57), affections dues aux vibrations (tableau n°69), lésions chroniques du ménisque (tableau n°79) et lombalgies (tableaux n°97 et 98) – ont concerné 43 241 reconnaissances de maladies professionnelles en 2010, soit 85,3 % de l’ensemble des maladies professionnelles reconnues (+ 5,1 % par rapport à 2009).


De quoi s’agit-il ?

La majorité des actes de travail n’affecterait pas outre mesure la santé des travailleurs si ceux-ci n’étaient pas, notamment, soumis à des contraintes physiques et mentales élevées et inadaptées. Quand on ajoute à cela des facteurs biomécaniques tels que les mauvaises postures, les vibrations ou encore les efforts musculaires excessifs et répétitifs (manutention des charges, travail sur écran, travail en position maintenue…), la probabilité d’apparition d’affections diverses est sérieusement renforcée. Ces affections peuvent prendre la forme de troubles musculo-squelettiques (TMS) touchant les articulations, les tendons, les muscles et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Parmi les symptômes qui leur sont souvent associés : fourmillements et douleurs dans les mains (souvent la nuit) ; douleurs articulaires et tendineuses (coudes, épaules, dos, poignets…) ; perte de mobilité des bras (à l’extension et à la supination).

Comment peut-on combattre les TMS ?

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Pénibilité professionnelle, TMS, stress, risques psychosociaux…, le Travail n’a jamais été autant porteur de mal-être et de souffrance dans notre société.

Tous les indices récents de la santé au travail sont dans le rouge en France et en Europe : plus de 817 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles et 1 441 décès  en France en 2010 (derniers chiffres publiés) ; les troubles musculo-squelettiques conséquence directe d’une sur-sollicitation des organismes, à l’origine de plus de 80% des maladies professionnelles dans notre pays (chiffre CNAMTS) ; 20% des salariés au sein des pays de l’OCDE souffrent de problèmes de santé mentale (dépression, anxiété, stress…) ; plus d’1 salarié européen sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail (OSHA), etc.
Mais que s’est-il donc passé entre la genèse du droit du travail avec la première loi majeure « hygiène sécurité du travail » promulguée en 1893 et l’introduction récente par le législateur de la notion de pénibilité professionnelle dans le Code du travail (loi du 9 novembre 2010) ? Comment des travailleurs en viennent-ils à se suicider sur leur lieu de travail pendant que d’autres développent des infirmités dont ils ne se relèveront jamais ? Le Travail, ferment de dignité sociale auquel on sacrifiait fièrement sa vie jadis, ne s’est tout de même pas autoproclamé nocif pour la santé du jour au lendemain. Que s’est-il passé pour que les salariés d’aujourd’hui contestent avec une rare véhémence une organisation du travail agressive et des modes violents de management de leurs supérieurs, pour que des femmes harcelées et humiliées quotidiennement osent porter leur douleur sur la place publique ? Certes, la représentation syndicale s’est faite au fil du temps bien plus puissante et sa voie plus résonnante. Certes, la médiatisation de la souffrance au travail s’est considérablement amplifiée et la justice a commencé à sévir sans compter. Mais surtout, il y a eu un dramatique détonateur nommé amiante. Le plus grand scandale sanitaire de tous les temps (plus de 100 000 morts en prévision d’ici 2025). Dans son sillage, la fragilité, la vulnérabilité, l’insécurité des travailleurs sont officiellement sorties de l’anonymat avec tous ces suicidés anéantis par leur environnement professionnel. Il en aura fallu des victimes pour que les droits à la dignité individuelle au travail soient connus de tous, pour que la pénibilité ait enfin voix au chapitre dans le Code du travail. Reste que, le chemin qui doit mener au bien-être et à la qualité de vie au travail est encore long au vu des chiffres qui nous rappellent chaque année les facteurs accidentogènes et pathogènes qui résident au milieu des travailleurs.

 Le rôle crucial de chaque employeur

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Les conduites addictives en nette progression : 16,4% des travailleurs consomment de l’alcool sur le lieu de travail en France !

La consommation régulière de substances susceptibles d’altérer les facultés physiques et mentales (alcool, drogues, médicaments psychoactifs, tabac) peut provoquer de graves accidents du travail et nuire à la bonne marche de l’entreprise (baisse de la productivité, absentéisme, arrêts maladie répétés, ambiance délétère…). Plus particulièrement, la consommation d’alcool sur le lieu de travail (hors repas et pots) concerne 16,4% des actifs occupés (18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes). 1 salarié sur 4 à un problème d’alcool ! (Statistiques CNAMTS – Baromètre INPES, Jan. 2012)

De surcroît, l’alcool peut être un facteur causal ou aggravant dans le domaine des risques

psychosociaux (violences physiques ou verbales, agressions sexuelles, harcèlement, conflits interpersonnels…). En cas d’accident, les sanctions peuvent tout aussi bien toucher les travailleurs concernés que l’employeur dont la part de responsabilité n’est pas écartée devant la justice.

Que peut faire l’employeur ?

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Selon un rapport de l’OCDE publié le 12 décembre 2011, les problèmes de santé mentale au travail (dépression, anxiété, stress…) sont en forte  augmentation. Ils touchent ainsi 20% des salariés au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Et nous dans tout ça ?

Notre pays n’échappe évidemment pas à ce constat. La situation devrait s’aggraver dans les années qui viennent avec la précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail. Et la crise économique que nous traversons n’est, sans doute, pas étrangère à cette envolée de la souffrance au travail. Elle n’en est, toutefois, ni un facteur causal, ni une variable-refuge pour toutes ces entreprises qui peinent à « protéger la santé physique et mentale des travailleurs », comme la loi l’exige, quand elles n’y renoncent pas tout court. Reste que, les droits individuels au bien-être au travail sont, aujourd’hui, fermement défendus par notre société. Des dérives en tout genre à l’origine d’accidents du travail ou de maladies professionnelles sont jugées et sanctionnées quotidiennement par nos tribunaux. Le stress, le harcèlement, la pénibilité physico-mentale, l’insécurité au travail, etc., ne sont éligibles pour aucun laisser-passer. Faut-il s’en plaindre, quand on sait les coûts directs et indirects générés par les accidents du travail et les maladies professionnelles pour les entreprises (majoration de cotisations, baisse de productivité, absentéisme, désinsertion professionnelle…) ?
Ou plutôt en déduire que la qualité de vie au travail n’a pas de prix même, et surtout, en temps de crise ? Inutile de dire que cette qualité de vie est un maillon-clé de la performance individuelle.

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La volonté de mettre fin à ses jours résulte souvent d’un mal-être profond couplé à un sentiment de désespoir durable. La dégradation des conditions de travail, le harcèlement ou encore la maltraitance dont peut être victime un travailleur peuvent être à l’origine d’un comportement suicidaire dont l’employeur a tout intérêt à prendre la mesure.

Que peut faire l’employeur ?
Une surveillance et une prise en charge rapides du travailleur en détresse s’imposent, sans tarder, afin de prévenir tout acte dangereux pour lui-même et pour ses collègues et d’éviter que le climat de l’entreprise ne se dégrade : évaluation et révision des méthodes managériales, accompagnement médical et psychologique, mise en place d’une cellule d’écoute, etc. Il convient de mener cette démarche en collaboration avec le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et le médecin du travail. Ce dernier étant chargé, en outre, d’évaluer l’aptitude physique du travailleur et de proposer, le cas échéant, les aménagements de poste nécessaires. L’employeur doit, par ailleurs, ouvrir des espaces de dialogue, responsabiliser les travailleurs et le personnel encadrant (chacun doit être interpellé par un cas de souffrance mentale dans le groupe) et les sensibiliser sur les dangers associés aux risques psychosociaux.
●  Comment les collègues doivent-ils réagir ?
Tout travailleur doit être informé et formé sur les moyens de détecter les indicateurs essentiels du comportement suicidaire (messages explicites de la personne sur ses intentions, état de grande vulnérabilité, signes d’automutilation…) et connaitre les réactions appropriées en cas de passage à l’acte. Parmi les règles d’or à maîtriser :

– donner l’alerte si un individu prononce les mots suivants : « je veux en finir », « je veux mourir », « je vais me tuer »… Des messages cachés, à ne jamais sous-estimer, doivent également être pris au sérieux : « ça ne me dit plus rien de vivre », « je n’ai plus ma place dans ce monde », « j’ai fait mon testament », « bientôt vous serez mieux sans moi »…
– ne pas laisser des médicaments, des produits toxiques, des objets tranchants ou une corde à portée immédiate d’un individu dépressif et menaçant de mettre fin a ses jours ;
– ne jamais abandonner ou isoler du groupe de travail un collègue suicidaire ;
– signaler toute introduction d’armes sur le lieu de travail.

En cas de tentative de suicide :
– alerter les secours et, dans leur attente, instaurer avec la personne un contact avec calme et sang-froid ;
– l’écouter et la rassurer sur l’intérêt qu’on porte à sa situation ;
– établir un climat de confiance, parler ouvertement de son geste afin de lui montrer qu’on l’accepte tel qu’elle est sans la juger et sans se moquer d’elle ;
– évaluer ses besoins et l’aider à trouver ce qui peut la rendre heureuse. Lui expliquer qu’il existe d’autres solutions au suicide et qu’on peut l’aider ;
– ne pas autoriser cette personne à quitter le travail seule.

Une prise en charge immédiate par des services spécialisés s’avère nécessaire dans pareille situation.

 

Albert DAVID

Auteur du Manuel de Référence – Prévention, Sécurité, Santé au Travail de A à Z ! (Nov. 2011)
www.lemanueldereference.com

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Selon un rapport de l’OCDE publié aujourd’hui, les problèmes de santé mentale au travail (dépression, anxiété, stress…) sont en forte  augmentation. Ils touchent 20% des salariés au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Coût estimé : entre 3 et 4% du PIB au sein de l’UE (estimation OIT). La situation devrait même s’aggraver dans les années qui viennent.

Sur 4 travailleurs présentant un trouble mental, 3 font état d’une baisse de productivité au travail, la proportion n’étant que de 1 sur 4 pour les travailleurs en bonne santé. Les conséquences peuvent aller de l’absentéisme à la désinsertion professionnelle. La crise aidant, les prévisions en la matière sont bien pessimistes pour les années à venir. Par ailleurs, 30 à 50 % des nouvelles demandes de pension d’invalidité dans les pays de l’OCDE sont désormais motivées par une mauvaise santé mentale ! Le rapport précise qu’un individu présentant un trouble mental est 2 à 3 fois plus susceptible qu’un autre de se trouver au chômage. Un tel écart traduit une perte majeure pour l’économie, de même que pour les personnes concernées et leurs familles.

La situation va aller en s’aggravant

La précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les prochaines années. Il faut dire que la proportion de travailleurs exposés au stress ou à des tensions sur leur lieu de travail a sérieusement augmenté dans l’ensemble des pays de l’OCDE au cours de la dernière décennie. Par ailleurs, compte tenu du climat économique actuel, de plus en plus de personnes s’inquiètent pour la sécurité de leur emploi.

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Une addiction à des médicaments psychotropes n’est pas conséquences sur le travail et le travailleur. Jugez plutôt : comportements à risque, perte d’intérêt dans le travail, stress, anxiété, dépression, conflits interpersonnels, violences, baisse de la productivité, absentéisme, désinsertion professionnelle… Et pour cause, tout médicament psychoactif contient des propriétés susceptibles d’atténuer une souffrance physique tout en provoquant des effets secondaires, parfois dangereux pour soi et pour les autres, selon l’activité exercée. Les risques auxquels le travailleur est exposé habituellement sont aggravés, notamment lors de la conduite, en cas de travail en hauteur ou de travail isolé par exemple.
 Comment prévenir les accidents ?
L’employeur doit prêter attention à tout indicateur qui pourrait laisser supposer la présence de conduites compulsives dans l’entreprise. Il doit, en outre, élaborer en collaboration avec le médecin du travail et le CHSCT une politique de prévention appropriée (plan de prise en charge, de retrait du poste et de contrôle dans une situation où il y a mise en danger possible, accompagnement individuel et confidentiel des travailleurs, aménagements du poste de travail, sensibilisation, numéros utiles d’aide et de soutien en cas de détresse psychologique, relais avec les services sociaux…). Celui-ci veillera, par ailleurs, à rappeler les obligations de sécurité individuelle et collective et les responsabilités de chacun. Rappelons que le délaissement d’une personne hors d’état de se protéger ou le fait de ne pas lui porter secours sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende (Articles 223-3 et 223-6 du Code pénal).

Albert DAVID

Auteur du Manuel de Référence – Prévention, Sécurité, Santé au Travail de A à Z ! (2011)
www.lemanueldereference.com

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Plus de 817 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles et 1 441 décès  en 2010 (Dernières statistiques nationales, CNAMTS 2011).

Les dernières statistiques publiées par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) révèlent que  plus de 817 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles (en constante augmentation sur la dernière décennie) et 1 441 décès  ont été enregistrés en France en 2010. Accidents de trajets, chutes de hauteur, suicides liés au travail, les facteurs de mortalité ne manquent pas ! Et que dire des troubles musculo-squelettiques ? Avec plus de 81% de l’ensemble des maladies professionnelles dans notre pays, ils continuent d’exploser les compteurs de la souffrance au travail surclassant de loin leur dauphin « amiante ».

●  Où va-t-on?

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L’évolution des travailleurs dans un environnement bruyant (engins de chantier, équipements de travail, call center…) constitue, aujourd’hui, un élément de préoccupation majeur pour les médecins du travail et autres préventeurs. Il faut dire qu’un risque d’atteintes auditives chez les travailleurs existe dès lors que ceux-ci  sont exposés à un niveau de bruit quotidien de 80 décibels.  Ces derniers peuvent d’ailleurs, conformément à la loi, bénéficier, dans ce cas, d’un examen audiométrique préventif. Au-delà de 85 décibels, une surveillance médicale renforcée peut même leur être accordée.
Et pour cause, les conséquences d’une exposition durable sont d’autant plus nocives qu’elles peuvent être à l’origine de désinsertion professionnelle. Selon une enquête IPSOS (janvier 2011), 71 % des gens travaillant sur un chantier de construction se disent gênés par le bruit. C’est aussi le cas de 51 % des personnes travaillant dans plate-forme téléphonique, entre autres exemples. De manière générale, le bruit au travail gêne 39 % des actifs en France. Parmi les séquelles généralement observées chez  les personnes exposées, on note :
– stress, anxiété, agressivité, troubles de sommeil… ;
– troubles de l’audition, surdité, hypertension artérielle, affections cardio-vasculaires… ;
– baisse de la performance individuelle, troubles de la concentration, conflits interpersonnels, absentéisme, etc.
●  Comment prévenir les risques ?

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