— Le Blog Prévention

Selon un rapport de l’OCDE publié aujourd’hui, les problèmes de santé mentale au travail (dépression, anxiété, stress…) sont en forte  augmentation. Ils touchent 20% des salariés au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Coût estimé : entre 3 et 4% du PIB au sein de l’UE (estimation OIT). La situation devrait même s’aggraver dans les années qui viennent.

Sur 4 travailleurs présentant un trouble mental, 3 font état d’une baisse de productivité au travail, la proportion n’étant que de 1 sur 4 pour les travailleurs en bonne santé. Les conséquences peuvent aller de l’absentéisme à la désinsertion professionnelle. La crise aidant, les prévisions en la matière sont bien pessimistes pour les années à venir. Par ailleurs, 30 à 50 % des nouvelles demandes de pension d’invalidité dans les pays de l’OCDE sont désormais motivées par une mauvaise santé mentale ! Le rapport précise qu’un individu présentant un trouble mental est 2 à 3 fois plus susceptible qu’un autre de se trouver au chômage. Un tel écart traduit une perte majeure pour l’économie, de même que pour les personnes concernées et leurs familles.

La situation va aller en s’aggravant

La précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les prochaines années. Il faut dire que la proportion de travailleurs exposés au stress ou à des tensions sur leur lieu de travail a sérieusement augmenté dans l’ensemble des pays de l’OCDE au cours de la dernière décennie. Par ailleurs, compte tenu du climat économique actuel, de plus en plus de personnes s’inquiètent pour la sécurité de leur emploi.

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Depuis le 17 juin 1998, une loi (n°98-468) crée et réprime le délit spécifique de bizutage qui s’applique aux manifestations liées aux milieux scolaires et socio-éducatifs.

De quoi s’agit-il ?
On parle de bizutage lorsqu’on fait subir ou que l’on amène autrui à commettre des brimades, des humiliations, et tout acte dégradant portant atteinte à la dignité individuelle. Ce type de dérive comportementale apparaît souvent lors des rentrées scolaires, universitaires ou des grandes écoles. Il est, notamment, l’œuvre d’anciens élèves souhaitant imposer, par des actes inhumains, un « rite d’initiation » aux nouveaux arrivants. Compte tenu des nombreuses violences physiques et sexuelles, fréquemment relatées par les victimes, lors des processions des bizuteurs, ce qui était considéré il y a peu comme une tradition est devenu un délit susceptible d’envoyer les agresseurs derrière les barreaux. Aujourd’hui, « tout acte humiliant ou dégradant, portant atteinte à la dignité de la personne » est passible de 6 mois à 1 an d’emprisonnement et de 7 500 € à 15 000 € d’amende. La loi précise que, même consentis réellement ou en apparence, les faits de bizutage sont répréhensibles. Elle rend punissable également celui qui amène autrui, même avec son accord, à commettre des actes humiliants ou dégradants. D’où la nécessité de déposer plainte sans tarder lorsqu’on est victime ou témoin de ce genre de pratique d’un autre âge.

Quelles conséquences ?
La multiplication des mauvais traitements et des vexations a des répercussions fortement néfastes chez l’enfant ou l’adolescent étant donné que c’est sa condition humaine qui est directement visée et affectée de manière à ce qu’il soit « sous contrôle ». Il n’est pas rare de voir, du reste, ce que certains appellent des « jeux puérils consentis » dégénérer en agressions barbares ou en violences sexuelles. Les séquelles sont alors redoutables et durables chez les victimes :

forte inhibition, culpabilité, négation de soi, stress chronique, émotivité, sensibilité, perte de confiance en soi, peurs et phobies, troubles du comportement, isolement, déshumanisation, comportement suicidaire, etc.

De surcroît, parallèlement à une lente descente vers une possible dépression, les victimes s’installent dans un processus de déchéance personnelle, de décrochage et d’échec scolaire.

Comment réagir ?

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Formidable outil de recherche, de communication et d’échanges, Internet peut également constituer un dangereux guêpier dont les prédateurs sexuels savent user et abuser. Il n’est, d’ailleurs,  pas rare de voir des jeunes adolescents en mal de rencontres et de sensations nouvelles sombrer dans les pièges tendus sur la toile. Aussi, les parents doivent-ils garder un œil attentif sur l’usage que les enfants font du web. Parmi les mesures préventives qui s’imposent :

Installer l’ordinateur familial dans une pièce de la maison où il y a du passage et superviser les sollicitations émanant des groupes de discussion ainsi que l’utilisation de la webcam.

Doter l’ordinateur d’un anti-spam et d’un contrôle parental afin de bloquer les sites sensibles.

Dialoguer systématiquement avec les enfants sans tabou afin de connaître leurs centres d’intérêt sur Internet.

 Si on fait l’objet d’une cyber-attaque ou de harcèlement cybernétique :

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Une addiction à des médicaments psychotropes n’est pas conséquences sur le travail et le travailleur. Jugez plutôt : comportements à risque, perte d’intérêt dans le travail, stress, anxiété, dépression, conflits interpersonnels, violences, baisse de la productivité, absentéisme, désinsertion professionnelle… Et pour cause, tout médicament psychoactif contient des propriétés susceptibles d’atténuer une souffrance physique tout en provoquant des effets secondaires, parfois dangereux pour soi et pour les autres, selon l’activité exercée. Les risques auxquels le travailleur est exposé habituellement sont aggravés, notamment lors de la conduite, en cas de travail en hauteur ou de travail isolé par exemple.
 Comment prévenir les accidents ?
L’employeur doit prêter attention à tout indicateur qui pourrait laisser supposer la présence de conduites compulsives dans l’entreprise. Il doit, en outre, élaborer en collaboration avec le médecin du travail et le CHSCT une politique de prévention appropriée (plan de prise en charge, de retrait du poste et de contrôle dans une situation où il y a mise en danger possible, accompagnement individuel et confidentiel des travailleurs, aménagements du poste de travail, sensibilisation, numéros utiles d’aide et de soutien en cas de détresse psychologique, relais avec les services sociaux…). Celui-ci veillera, par ailleurs, à rappeler les obligations de sécurité individuelle et collective et les responsabilités de chacun. Rappelons que le délaissement d’une personne hors d’état de se protéger ou le fait de ne pas lui porter secours sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende (Articles 223-3 et 223-6 du Code pénal).

Albert DAVID

Auteur du Manuel de Référence – Prévention, Sécurité, Santé au Travail de A à Z ! (2011)
www.lemanueldereference.com

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Plus de 817 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles et 1 441 décès  en 2010 (Dernières statistiques nationales, CNAMTS 2011).

Les dernières statistiques publiées par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) révèlent que  plus de 817 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles (en constante augmentation sur la dernière décennie) et 1 441 décès  ont été enregistrés en France en 2010. Accidents de trajets, chutes de hauteur, suicides liés au travail, les facteurs de mortalité ne manquent pas ! Et que dire des troubles musculo-squelettiques ? Avec plus de 81% de l’ensemble des maladies professionnelles dans notre pays, ils continuent d’exploser les compteurs de la souffrance au travail surclassant de loin leur dauphin « amiante ».

●  Où va-t-on?

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L’évolution des travailleurs dans un environnement bruyant (engins de chantier, équipements de travail, call center…) constitue, aujourd’hui, un élément de préoccupation majeur pour les médecins du travail et autres préventeurs. Il faut dire qu’un risque d’atteintes auditives chez les travailleurs existe dès lors que ceux-ci  sont exposés à un niveau de bruit quotidien de 80 décibels.  Ces derniers peuvent d’ailleurs, conformément à la loi, bénéficier, dans ce cas, d’un examen audiométrique préventif. Au-delà de 85 décibels, une surveillance médicale renforcée peut même leur être accordée.
Et pour cause, les conséquences d’une exposition durable sont d’autant plus nocives qu’elles peuvent être à l’origine de désinsertion professionnelle. Selon une enquête IPSOS (janvier 2011), 71 % des gens travaillant sur un chantier de construction se disent gênés par le bruit. C’est aussi le cas de 51 % des personnes travaillant dans plate-forme téléphonique, entre autres exemples. De manière générale, le bruit au travail gêne 39 % des actifs en France. Parmi les séquelles généralement observées chez  les personnes exposées, on note :
– stress, anxiété, agressivité, troubles de sommeil… ;
– troubles de l’audition, surdité, hypertension artérielle, affections cardio-vasculaires… ;
– baisse de la performance individuelle, troubles de la concentration, conflits interpersonnels, absentéisme, etc.
●  Comment prévenir les risques ?

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La majorité des actes de travail n’affecterait pas outre mesure la santé des travailleurs si ceux-ci n’étaient pas, notamment, soumis à des contraintes physiques et mentales élevées et inadaptées. Quand on ajoute à cela des facteurs biomécaniques tels que les mauvaises postures, les vibrations ou encore les efforts musculaires excessifs et répétitifs (manutention des charges, travail sur écran, travail en position maintenue…), la probabilité d’apparition d’affections diverses est sérieusement renforcée. Ces affections peuvent prendre la forme de troubles musculo-squelettiques (TMS) touchant les articulations, les tendons, les muscles et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Parmi les symptômes qui leur sont souvent associés : fourmillements et douleurs dans les mains (souvent la nuit) ; douleurs articulaires et tendineuses (coudes, épaules, dos, poignets…) ; perte de mobilité des bras (à l’extension et à la supination). Les TMS sont, aujourd’hui, la première cause de maladie professionnelle en France (80% des maladies recensées ! – Statistiques 2011 Assurance Maladie/Risques professionnels).

●  Comment peut-on les combattre?

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Selon une étude de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA), plus d’un salarié européen sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Selon la même agence, « un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Le stress augmente ou diminue au fil des situations vécues négativement ou ressenties comme étant injustes. On l’associe, parfois, au burnout anglo-saxon, autrement dit à un épuisement progressif physique, mental et émotionnel de l’individu, auquel il contribue. Lorsqu’il découle de facteurs tenant à l’organisation du travail, à l’environnement de travail ou à une mauvaise communication dans l’entreprise, le stress peut conduire à des situations de harcèlement et de violence préjudiciable à la vie de groupe. Parmi les nombreuses atteintes associées qu’on lui associe, on note : maux de tête, fatigue générale, troubles de l’humeur, comportements à risques, addictions, anxiété, dépression…

Quelles solutions pour l’employeur ?

Il revient à l’employeur d’évaluer les risques résultant du stress et de corriger les situations et conditions de travail favorisant ou aggravant le phénomène, parmi lesquelles :

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La vague de suicides au travail sans précédent que nous avons connu ces derniers temps nous amène forcément à nous interroger sur la métamorphose que le monde du travail a opérée ces dernières années. L’ouverture de nouveaux marchés mondiaux plus propices à la concurrence, l’éclosion de nouvelles technologies, la surmédiatisation de tous ces « nouveaux riches » qui ont bâti des fortunes en surfant sur les rebonds historiques des marchés boursiers ou en profitant de l’envolée des prix de l’immobilier, etc. Tous ces symboles de « réussite en libre-service » ont forcément leur part de responsabilité dans la création de nouvelles grilles de performances, toujours plus exigeantes, dans nos entreprises. Les contraintes de travail ont connu une progression exponentielle dans les années 2000. Les exigences des donneurs d’ordre, couplées à des méthodes managériales sans concessions, ont manifestement pesé sur la santé physique et psychique des travailleurs. Le travail, autrefois, vecteur de santé et garant de la dignité humaine a été l’objet d’un avilissement durable…

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La plupart des incendies de forêt ont pour origine la malveillance humaine et sont, à ce titre, sévèrement réprimés par la loi. Néanmoins, les amateurs de promenade ou de pique-nique peuvent, par leur négligence, provoquer un départ de feu capable de prendre des proportions énormes s’il n’est pas pris en charge rapidement. Parmi les règles élémentaires à respecter et à diffuser autour de soi :

Respecter les endroits signalés et spécialement aménagés pour faire du feu (endroits dégagés et à distance des arbres).

Faire un feu de petite dimension et éviter de l’allumer par temps venteux.

Ne pas laisser traîner les braises incandescentes du barbecue (qu’on veillera à ne pas allumer avec de l’essence ou de l’alcool !).
Surveiller le feu minutieusement et en permanence.
Disposer d’eau et de moyens d’extinction appropriés en cas de besoin.
Éteindre le feu convenablement en l’arrosant abondamment et en brassant les braises pour favoriser la pénétration de l’eau.
S’assurer que le feu est complètement éteint avant de quitter les lieux.
Recouvrir les cendres de sable ou de terre.

Ne pas jeter sa cigarette dans la nature. Veiller à l’éteindre et à l’entreposer dans un sac prévu pour les déchets.

Les feux de broussailles et feux de poubelle sont à proscrire.

Si on ne peut venir à bout d’un feu naissant ou si on est témoin d’un feu de forêt :

Alerter immédiatement les secours.

Ne pas s’approcher de la zone en feu ; on peut être rapidement pris au piège par les flammes !

Si on est au cœur d’un incendie :

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